L'Autre-Monde
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Épisode 146 – Embuscade

 

- … « Et c’est ainsi que j’ai appris que le seul pouvoir susceptible d’annihiler celui de Tynfir et du Sceptre de Commandement est celui contenu dans la Perle Pure », conclut Al d’un air professoral. « D’après Kauko, celle-ci se trouve dans le saumon qui est dans la loutre, elle-même dans le corbeau qui est dans le faucon, que l’on trouvera dans la biche dans le loup. Le loup étant, cela coule de source, dans l’ours. Des questions ? »

- « Est-ce que le fait d’avoir un œil rouge et un œil jaune te fait voir en orange ? » interrogea Cyril.

- « Peux-tu nous déclamer une nouvelle fois ton titre d’Aladin le Paladin à haute voix ? » demanda Gonzague, encore écarlate de son fou rire. « Je ne m’en lasse pas. »

- « Si ton œil jaune était avant un œil droit et que toi, tu le portes à gauche, est-ce que c’est aussi désagréable qu’en inversant ses chaussures ? » fit Ilurya, curieuse.

- « Sera-t-on obligés de se farcir tes messes toutes les quatre heures une fois que tu seras paladin ou on peut se faire excuser avec un mot de son seigneur et père ? » voulut savoir Vorshek.

- « Ça sent les crêpes, non ? » s’enquit Hjotra.

 

            Le jeune disciple dévisagea ses compagnons d’un air blasé, hésitant entre un baffage collectif et une carrière de paladin solitaire ermite et associable.

 

- « Définitivement, vous êtes des bourrins », grommela-t-il. « Je vous offre la chance de pouvoir sauver le pays, de rentrer au Karak en héros et surtout de mâcher le joli fion de Tynfir à grands coups de sandalettes et vous gloussez comme des dindes ! »

- « Fais pas ta boudeuse », lui rétorqua Vorshek. « La dernière fois qu’on t’a vu, tu étais incapable de les lacer, tes sandalettes, sans te nouer les doigts avec et là tu te poses en sauveur. Il va nous falloir du temps avant de sortir les trompettes. »

- « Prince bourreau des mœurs a raison », rajouta Ilurya. Mets-toi à notre place. On essaie de savoir à quel moment tu vas nous embourber pour nous piquer notre bourse, notre goûter et nos chaussettes propres. »

- « Tu me feras penser à bosser ta kleptomanie », commenta Kauko depuis son épée.

- « Oh, ça va, c’est arrivé qu’une fois et je vous les ai rendus les chaussettes, après usage, non ? Allez, quoi, un effort ! La Perle Pure est mon épreuve pour devenir palouf. Si j’échoue, je vais devoir me coltiner à vie un moine bedonnant et vioque à moitié à poil qui vend mes yeux et pire, me force à lire ! »

- « Tu sais que je t’entends et que je contrôle les rêves », rappela le sage d’un ton placide. « J’en connais un ce soir qui va encore rêver qu’il est une elfe ballerine prête à tout pour remporter le concours régional de beauté, catégorie jouvencelle en fleur de moins de 75 ans. »

- « Non pitié, la dernière fois j’ai perdu en demi-finale à cause de cette horrible accroc à ma houppelande rose nacrée ! »

- « Pardon ? » s’étonnèrent Vorshek et Ilurya.

- « Rien, je parlais à mon épée. Allez, je ne suis pas taré, cette perle doit bien exister. Imaginez qu’elle ait de la valeur, c’est un billet retour assuré pour le Karak ! Je vous signale qu’on est bannis à cause de sa suzeraineté ! »

- « Bof, perso, il me suffira d’épouser un noble et je serai réhabilitée », intervint Gonzague en polissant sa hache.

- « Sauf que tu es fiancée à Vorshek. Aucun nain ne voudra voler la promise du fils du seigneur et selon les lois du Karak, les épousailles surviennent obligatoirement trois saisons après l’annonce des fiançailles. Ça fait combien de temps qu’on court la campagne comme des bohémiens ? »

 

            La berserker se redressa d’un bloc, soudain terrorisée. D’une main, elle ramassa son paquetage, de l’autre, Cyril et Hjotra, l’un endormi et l’autre lui fourrant des pâquerettes dans les narines.

 

- « Si j’ai bien compris l’énigme, il faut d’abord chercher un ours ? » lança-t-elle, pleine d’une fougue désespérée.

- « Bon ben on ne sait ni où, ni comment, ni surtout pourquoi, mais allons-y », céda Vorshek, de guerre lasse. « Perle ou pas, ce sera l’occasion de voir de nouveaux minois et de nouveaux minous. »

- « Et éviter de se faire décalquer l’un et l’autre si Kerttu et sa troupe de tueurs déglingués nous tombent sur le râble », relativisa Ilurya. « En route, les Dragons qui Roxxent ! Je crois savoir vers où diriger notre lamentable compagnie. Au nord-ouest se trouvent les frontières du pays montagneux des Chicots du Ciel, aussi appelé pays de l’ours. »

- « La druidesse est rusée », ricana Kauko à l’attention d’Al. « En plus, elle est encore relativement fraîche et a de bonnes hanches pour enfanter. Tu devrais essayer de te placer, histoire d’assurer ta descendance si jamais tu venais à quimper durant ton épreuve. »

- « Soit tu complimentes ce que tu mates et je me limite à une claque, soit tu vires tout de suite ton regard bicolore de là et je t’invoque une mygale dans la culotte, Aladin le pas malin ! » menaça la jeune elfe en faisant siffler ses cheveux serpents.

- « Ta…ta robe d’invocatrice, c’est du lin des Plaines Venteuses ou du coton sylvestre du ponant ? Sa coupe est remarquable ! »

- « Merci, mais c’est trois fois rien », gloussa la druidesse en rougissant. « Je l’ai faite moi-même. Tu aimes les broderies aux encolures ? »

- « Merci les concours de beauté », fit Kauko, narquois, tandis qu’Ilurya débattait furieusement mode et couture avec Cyril et Hjotra, qui lui, pensait parler de champignons.

- « Je vous hais », murmura Al, fébrile en inspectant néanmoins ses sous-vêtements, par sécurité.

 

            Les Dragons qui Roxxent marchèrent plusieurs jours en direction du nord-ouest avant d’atteindre les premiers contreforts marquant la frontière avec le pays de l’ours. Le but offert par la révélation d’Aladin et la perspective d’échapper aux mort-vivants et aux assassins à leurs trousses avaient grandement améliorés le moral du groupe, mené par Vorshek. Ce dernier, remis de sa déconvenue avec Tynfir et loin de s’intéresser à la mission, flânait en fouillant dans sa mémoire à la recherche d’une connaissance susceptible de le consoler de son chagrin d’amour.

 

- « Violette est trop fleur bleue et Anne, trop têtue », expliquait-il en cheminant. « Je songeais à Carolina, mais Caro est trop froide, trop lisse, trop fragile. Elle réfléchit peu et devient vite cassante. Tiens…Regardez en contrebas…N’est-ce pas une troupe en embuscade dans ce virage là-bas ? Ces marauds tendent un guet-apens…Tu trouves ça marrant, toi ? »

- « J’arrive à les voir », jubilait Al, tout fier. « Ils sont vachement loin en plus ! »

- « Par mes nattes ébouriffées ! » jura Gonzague. « Ce sont des drows de Kerttu ! Je reconnais la tête de chien tranchée au bout d’une pique et enroulée dans des ronces qui leur sert d’emblème. Vous croyez que c’est nous qu’ils attendent ? »

- « C’est une tête tranchée de chien mort, vous pensez ? » s’inquiéta Hjotra.

- « Comme le berger qui nous a jeté des pierres quand Al a volé ses fromages était la dernière personne croisée et que ça remonte à deux jours, je ne vois pas qui ils peuvent attendre d’autre », en déduisit Ilurya.

- « Ce défilé est le seul passage pour accéder au pays de l’ours », informa Al. « Kauko dit que Kerttu doit sans doute chercher lui aussi la Perle Pure afin de protéger Tynfir. Il dit aussi que Hjotra est un benêt, mais que cela n’engage que lui. »

- « Ils sont trop nombreux pour passer en force », observa Vorshek. « Même avec ma grandiose et spectaculaire magie. »

- « Ils ne sont que cinq ! » protesta Ilurya, choquée.

- « Je précise : ils sont trop nombreux pour des quiches comme nous. Il nous faut un plan pour passer en loucedé. »

 

            Chacun réfléchit intensément au problème, même Hjotra qui s’était mis en tête de sauver le chien à tête tranchée.

 

- « Je connais un sortilège d’invisibilité de groupe », proposa Ilurya, » mais il nécessite un pied de vache porté en pendentif par chacun. Personne n’a de vache sur lui, j’imagine ? »

- « C’est ballot, j’ai laissé la mienne au Karak », pesta Hjotra.

- « Et Gonzague n’a que deux pieds », ajouta Al avant de voler, puis s’écraser contre un piton.

- « J’ai appris un chant pour animer les pierres et déclencher un éboulement », avança Cyril. « Par contre, je vise très mal à cette octave. On n’est pas à l’abri de ne pas être à l’abri. »

- « Gonzague et moi on les attaque de front pendant que Vorshek et Ilurya nous couvrent avec leur magie », fit Al en se relevant avec dignité, fixant leurs ennemis d’un regard déterminé et héroïque.

- « Ce serait fendard de voir des drows constipés et psychopathes mourir de rire », admit Gonzague, « mais les ancêtres risquent de me pourrir si je claque merdiquement aux côtés de tanches de combat comme vous. Sans vouloir vous vexer, hein. »

- « Moi, je sais comment nous débarrasser des vilains piqueurs de chien », annonça brusquement Hjotra, à la stupeur générale. « Regardez ça, c’est une rune enchantée que j’ai volé à Svorn. Je reconnais ce signe, ça indique qu’elle déclenche une pluie de pics de glace. Depuis cette hauteur, je devrais être capable d’atteindre les méchants. »

 

            L’ingénieur escalada un rocher en bordure de la falaise, huma le vent, visa longuement, puis projeta la pierre enchantée en direction des drows. La rune tomba loin dans leur dos et fit apparaitre un superbe fraisier gariguette en touchant le sol. Quand les Dragons qui Roxxent braquèrent leurs regards ombrageux vers le vieux nain, ils s’aperçurent que l’invocation avait entièrement vidé de ses forces celui-ci et qu’il gisait en travers de son caillou, ronflant bouche ouverte.

 

- « Pour sa défense », fit Gonzague, rouge de honte, « il ne sait pas lire et encore moins reconnaitre les symboles runiques. En plus, cette fois, vous remarquerez qu’il ne s’est pas évanoui dans ses urines. »

- « Si personne n’a de meilleur plan que la lapidation à coups de fraises, je m’en occupe », soupira Vorshek.

- « La bonne blague ! » rit Al. « Je croyais que ta formidable et précieuse magie serait insuffisante pour ça ! »

- « Ne sois pas ridicule, je suis invincible avec Foudrargent. C’est juste que l’effort risque de marquer mon teint immaculé après cette longue marche. Et puis je viens de me souvenir que les fioles de sang drow s’écoulent très bien auprès des alchimistes. Suivez, roturiers de basse extraction et admirez la superbe sorcellerie royale en action. Je vais les changer en cocottes. »

 

            Le demi-elfe descendit le long du lacet formé par la route et se dirigea d’un pas léger en direction des bandits qui se précipitèrent à sa rencontre quand il fut à portée. Vorshek tendait sa baguette enchantée vers eux lorsque la terre se mit à trembler alentour. Les Dragons qui Roxxent regardèrent d’un air ahuri le sol autour d’eux se déchirer sous l’impulsion de dizaines de poings de roche gigantesque. Lorsque les doigts graniteux s’écartèrent, de nouveaux drows lourdement armés vinrent former les rangs d’un bataillon entier les encerclant. A leur tête, Kerttu le Sang Clair fixa le petit groupe d’un air hostile, partagé entre la satisfaction de son piège réussi et la révulsion envers l’horrible puanteur qu’il charriait encore depuis son assaut sur la caverne d’Ilurya et dont il ne parvenait pas à se débarrasser.

 

- « J’ai compris ! » s’exclama Al en se tournant vers la druidesse. « Ils ont utilisé la magie pour se cacher, c’est ça ? »

- « Non, si tu regardes bien, ce sont en fait des taupes géantes déguisées en drow », ironisa l’elfe.

- « Vous allez mourir », déclara sobrement Kerttu tandis que ses soldats coupaient toute retraite. « Vous allez mourir parce que vous avez osé dérober le Sceptre de ma reine sombre, parce que certains sont des elfes et parce que je suis souillé à jamais car l’un d’entre vous a une alimentation et une digestion déplorables ! Une dernière déclaration avant de vous faire hacher ? »

- « Pour vous paraphraser », répondit Gonzague, « je dirais « on est dans le caca » ».

- « Une dernière volonté ? » enchaîna le drow en foudroyant la naine du regard.

- « Est-ce qu’on peut toucher les fesses de sa voisine ? » demanda Al en levant la main, tandis qu’Ilurya échangeait discrètement sa place avec Cyril.

- « Vous continuez à faire les marioles ? » grogna Kerttu. « Vous êtes coriaces, je l’admets. Mais je vous promets que vous allez bientôt couiner comme des… »

 

            L’elfe noir fut interrompu par un cri strident et brusque qui saisit toute l’assemblée. Il fallut d’ailleurs un certain temps aux soldats de Tynfir comme aux autres Dragons pour comprendre que Cerise entonnait un chant funéraire particulièrement aigu et vrillant.

 

- « Par la corne à bière de mémé ! » rugit Gonzague. « Vous ne trouvez pas qu’on passe un assez mauvais moment pour nous torturer comme ça ?! Vous voulez qu’on claque sous la pluie ?! »

 

            A peine la naine avait-elle hurlé son imprécation que le ciel se couvrit brusquement, englobant le flanc de la montagne sous une pénombre épaisse à travers laquelle commença à s’abattre une fine pluie de cendres, d’étincelles et de débris enflammés. Alliés et ennemis eurent le même réflexe de lever la tête, juste à temps pour assister à l’atterrissage pesant d’un gigantesque et cauchemardesque balrog. Le démon primaire, d’ombres et de feu, agitait un fouet ardent et une énorme épée à la lame léchée par les flammes. La créature se posa au beau milieu des rangs des drows médusés, éventrant et calcinant la montagne et le sentier à chaque pas.

 

- « J’ai pas compris les paroles de votre ode, mais y avait combien de rimes riches pour invoquer un bestiau pareil ?! » demanda Al à Cyril, bouche bée.

- « ENFIN ! » clama le démon titanesque, en proie à une vive colère. « J’ai enfin trouvé la source de cette horrible vacarme insupportable ! Lequel d’entre vous est à l’origine de cette violation auriculaire ?! Et non, je ne parle pas du petit doigt. Ecoutez, j’ai passé cinq siècles à pioncer d’une traite sans une crampe, sans un rêve louche et sans la moindre envie de faire pipi et il a suffit d’un seul chant pour me réveiller ! Déjà que je ne suis pas du matin, mais là, réveillé en sursaut par cette torture vicieuse et intolérable, j’admets que j’ai été un brin chafouin. La ville de Saint-Crépin le Poissard, hop, flambée, cramée, rasée. Rideau. »

- « Saint Crépin, c’est pas la cité où on a passé l’épreuve du Donjon des bas-fonds ? » murmura Vorshek à l’attention d’Al, en regardant Cyril du coin de l’œil. « Celle où Hjotra a trouvé Cerise ? »

- « Les braises étaient encore tièdes que le chant est revenu pour se taire juste après », poursuivait le Balrog en prenant les drows hébétés en témoin. « Ça fait des semaines, des mois que ça dure ! Impossible de fermer l’œil sans entendre les échos de ce barouf qui me vrille les tympans. Je deviens dingue ! Tout ça pour vous dire que le responsable de ce boxon a plutôt intérêt à se dénoncer rapidement sinon je désintègre le continent. Désolé, mais si je n’ai pas mes 600 ans de sommeil, je suis un poil soupe-au-lait et grognon. Du coup c’est qui ? Sérieux, balancez. Je dis ça pour vous, les p’tits potes, parce que dans deux secondes, je taille dans le tas avec l’épée de feu. »

- « Oh, par ma splendide chevelure, je ne veux pas mourir par le feu », se lamenta Vorshek. « Ça risque de faire d’abominables cloques sur ma peau veloutée et fragile ! »

 

            Tous les regards se tournèrent en direction de Cyril, un tantinet mal à l’aise. Le barde ne se démonta pas pour autant. Avant que l’un des sbires de Kerttu ne le désigne, il pointa un index grassouillet et accusateur en direction d’un drow proche au moment même où la chanson atroce entamée plus tôt se fit de nouveau entendre, émanant de la bouche entrouverte par la stupeur de ce dernier. Le soldat afficha un air à la fois hébété et désespéré avant que la lame en brasier du balrog ne le réduise en tas de cendres évanescentes. La chanson ne s’interrompit pourtant pas, reprise par son voisin. Le démon le pulvérisa sous son talon gigantesque. Le chant rebondit alors jusqu’à l’elfe noir suivant.

 

- « Ah, d’accord, c’est une chorale, c’est ça ? » demanda le titan en tremblant de colère. « Alors, là, ça va piquer ! »

 

            Les flammes qui consumaient la créature infernale implosèrent brusquement sous le coup de sa colère, l’auréolant d’un incendie furieux et marquant le début d’un combat épique l’opposant au bataillon de Kerttu. Les Dragons qui Roxxent, experts en la matière, exploitèrent habilement la diversion pour s’éclipser à toute vitesse, ne ralentissant qu’une fois la montagne suivante atteinte.

 

- « Ventriloquie, hein ? » demanda Ilurya à Cyril quand ils s’arrêtèrent enfin.

- « Je suis un artiste complet », se défendit le barde, affreusement vexé.

- « On a failli tous finir en saucisses grillées à cause des délires vocaux de Cerise ! » explosa Gonzague en reposant Hjotra, évanoui sur ses épaules. « Un démon primaire ! Un monstre de l’ancien-monde ! Sans vouloir paraître exagérément intolérante ou autoritaire, vous pouvez ne plus jamais chanter ? A vie ? Même sous la douche ? »

- « J’arrive pas à croire qu’on ait survécu à ça », renchérit Al, fébrile. « On a dû mal s’exprimer les mille dernières fois qu’on a demandées, mais en plus de ne plus chanter, vous pouvez ne plus être barde ?! Même moi j’ai réussi à entamer une reconversion professionnelle ! »

- « Puisque le monde ne semble pas encore prêt pour mon talent », déclara Cyril de mauvaise grâce, je veux bien accepter de ne plus chanter. En revanche, je continue à faire le barde. Il n’a émis aucune critique sur ma musique, il me semble… »

- « Comment tu t’es débrouillé pour monter une équipe de pareils bras-cassés ?! » s’exclama Ilurya à Vorshek qui gobait quelques fraises récupérées au passage.

- « On est vivants et on a atteint le pays de l’ours », répondit calmement le magicien. « Curieusement, ces deux succès sont bien plus inhabituels que ce genre de rencontre apocalyptique et mortelle. C’était finalement une bonne idée d’attaquer ces soudards de Tynfir de front. Je deviens véritablement un meneur d’équipe d’exception. »

 

            Le semi-elfe ramassa un brin d’herbe qu’il se ficha dans le coin de la bouche avant de tendre un large sourire de fierté à la druidesse.

 

- « J’adore quand un plan se déroule sans aggro ! »

  

Bilan de la mission :

Vorshek : Improvisation de tactiques +1

Ilurya : Mode +1

Gonzague : Motivation de désespoir +1

Cyril : Popularité (mondes infernal et démoniaque) -10

Hjotra : Magie runique -1

Al : Persuasion -1, Capacité de survie +1

Expérience Acquise : Catastrophique