L'Autre-Monde
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Episode 129 – Les garçons sont trop nuls

 

           

            Il régnait une chaleur de tous les diables dans ce tunnel obscur et sinistre qui semblait plonger droit vers les enfers. Al, Gonzague et Hjotra attendaient patiemment, suant à grosses gouttes et réduits à l’immobilité, mais pas au silence, par la température élevée trahissant la proximité du lac de lave de cette montagne.

 

- « Par les roustons du Haut-Père, on va crever de chaud si ça continue ! » se plaignit Al. « J’ai la raie du fion qui fait gouttière. »

- « Et moi j’ai le papier qui colle aux bonbons », répondit Hjotra en tirant sur son pantalon.

- « Ho, les poètes ! » grogna Gonzague. « Surveillez votre langage, y a une dame ici ! »

 

            Al se leva d’un bond et bouscula la naine en faisant mine de chercher dans tous les coins.

 

- « Pousse-toi, Gonzague. Il parait qu’il y a une dame ici ! »

 

            Vorshek apparut à ce moment à l’extrémité du couloir et approcha, Cyril sur ses talons.

 

- « C’est bon, j’ai pu finalement obtenir un laissez-passer. On y va. Al, lève-toi je te prie. Tiens, pourquoi tu saignes du nez ? »

- « C’est rien, mon humour a moins bien fait mouche que le revers de la main de Gonzague. Tu as réussi à convaincre les gardes du tunnel alors ? »

- « Ils m’ont d’abord envoyé paître avant de m’inviter à tester un rapport sexuel avec un bouc, mais se sont rapidement ravisés lorsque Cyril a commencé à ôter ses vêtements sous l’effet de la chaleur. On a même eu droit à une ristourne quand il s’est mis torse nu. »

- « Je n’ai pas eu de si horribles bouffées de chaleur depuis la fois où j’ai rencontré ce musculeux gladiateur à une soirée privée », déclara le hobbit en s’éventant de la main. « Croyez-moi quand je vous dis que les sportifs compensent largement leur absence d’esprit par une vigueur à toute épreuve…Enfin, je vous épargne les détails. »

- « Oui, par pitié », supplia Al. « Je n’ai pas terminé ma digestion, merci. »

- « Le tunnel débouche directement à flanc de montagne », expliqua Vorshek à la troupe. « Le col menant à la frontière n’est qu’à une heure de marche et après ça, on pourra s’estimer hors de danger. Je ne pensais pas que ce baron se trouverait si offusqué par ma guérison miracle de son faux Rhume Rouge. Envoyer trois bataillons à notre poursuite, je trouve cela un tantinet exagéré et immature. »

- « Non, mais c’est les humains ça, susceptibles à l’excès », ironisa le rôdeur. « Après tout, tu as juste fichu son plan d’extorsion en l’air, soulevé la population contre lui et en plus, tu t’es en chemin farci sa fille en route pour son couvent. »

- « Quel hasard quand j’y pense que nous soyons descendus à la même auberge », rit doucement le magicien. « En même temps, ce n’était pas prémédité et c’est elle qui a provoqué avec sa tenue aguichante. »

- « Elle portait sa robe de religieuse ! » protesta Gonzague, choquée.

- « Quelle importance ? » répondit Vorshek en haussant les épaules avec nonchalance. « Elle ne l’a pas porté longtemps. »

 

            Les garçons gloussèrent tandis que la naine levait les yeux au ciel.

 

- « Et vous, Maître ? » demanda-t-elle en se tournant vers Hjotra. « Vous êtes-vous remis de votre biture depuis l’auberge ? »

- « Oui, je sais rester raisonnable. Pas plus de deux tonnelets quand on est en quête. Cette fois, je n’ai perdu aucun de mes vêtements, je n’avais pas d’ustensile de cuisine dans mes fonds de culotte et l’écurie dans laquelle je me suis réveillé était bien celle de l’auberge. Par contre, j’ai du me daller comme une pauvre merde parce que je me suis ruiné le genou. Je crois que c’est le nerf. Je douille. Ça s’appelle comment le nerf au genou ? »

- « Un nerf…boriste », répondit Vorshek.

- « Un nerf…bivore », ajouta Al.

- « Un nerf de famille », enchaîna Gonzague.

- « Un nerf…pès », renchérit Cyril en gloussant.

- « Un nerf…hétique ! » lança le chef des soldats du baron, surgissant d’un virage et entouré par vingt de ses camarades. « Saisissez-les ! »

- « Attendez ! » protesta Hjotra tandis que le groupe, pris de panique, s’enfuyait à toute jambe. « C’est mon tour ! Un nerf hisson ! Hérisson ! C’est pas du jeu si vous n’écoutez pas ! »

 

            Les aventuriers revinrent sur leurs pas et bifurquèrent peu avant de rejoindre le passage payant par lequel arrivaient encore d’autres ennemis. Vorshek lança un sortilège sur les plus proches, enfermant leurs pieds dans des blocs de glace qui firent glisser et déraper les guerriers dans tous les sens dans un savoureux et complet désordre. Grâce à ce répit, les fuyards purent disparaître dans la pénombre d’un autre couloir perdu au milieu du dédale s’étendant sous la montagne.

 

- « La sortie vers le col est coupée », gémit Cerise. « Et il y a des gardes partout qui vont certainement abuser de mes charmes s’ils nous capturent. Ça craint du boudin ! »

- « Gonzague, on parle de toi », fit Al avant de ramasser une nouvelle gifle cinglante.

- « Je ne suis pas certain que le moment soit bien choisi pour faire de la blague », remarqua Cyril.

- « Vaseuse en plus », grommela Gonzague en foudroyant le rôdeur du regard.

- « Bah quoi ? » fit ce dernier. « Sa majesté se marre bien, lui, et personne ne dit rien. »

- « C’est vrai, ça. Pourquoi tu rigoles comme un bossu, Vorshek ? »

- « Je crois que je vais avoir une bossu au genou », dit Hjotra en déposant un bisou dessus.

- « Une pensée tout à fait cocasse », répondit le demi-elfe tout fier de lui. « Dans ma lettre quotidienne à Mère aujourd’hui, j’ai fait montre d’une insolente impertinence pour lui prouver que je m’émancipe de son amour étouffant. J’ai signé doux baisers affectueux et non très affectueux comme d’habitude ! Rendez-vous compte ! »

- « ...Super », marmonna Gonzague. « Sinon, tu as une idée pour nous sortir d’ici ? Les soldats vont tôt ou tard nous tomber sur le râble et contrairement à Cyril, je ne suis guère enchantée à la pensée de les avoir sur le dos. »

- « Je n’en sais trop rien », répondit Vorshek en baillant. « Je pense qu’on ferait mieux d’attendre ici un moment. »

- « Autant pour moi, je n’avais pas précisé que j’attendais une bonne idée, pas une idée toute moisie. Je ne sais pas si vous avez conscience de la situation. On a une bonne trentaine d’humains plutôt hargneux et remontés à notre recherche et on se planque dans un renflement de tunnel où la chaleur intenable fait remonter les odeurs de pieds de Al ! »

- « Il ne faut pas s’en faire », sourit Vorshek. « Ce sont des humains paumés dans le noir. Y en a forcément un qui va apercevoir une ombre mouvante et d’ici la fin de la journée, ils auront monté un culte sur la créature des ténèbres hantant la montagne. Attendons qu’ils se lassent, on sortira peinards quand tout sera plus tranquille. »

- « Les filles sont vraiment des peureuses ! » s’exclama Al devant la mine dépitée de Gonzague. « On va surveiller le couloir au cas où l’un de ces péquenots approcherait, d’accord ? Qui va faire le guet ? »

- « Cerise », répondit Vorshek. « Je crois qu’il possède d’indéniables dispositions pour ce rôle… »

- « Mais vous êtes complètement inconscients, ma parole ! » vociféra Gonzague. « Non, pas pour Cerise, j’aurais aussi voté pour lui…Mais on ne va pas rester à attendre d’être débusqués comme des lapereaux, sans eau, sans provisions et dans cette chaleur à claquer ?! Et si les gardes campent à la sortie ? Vous connaissez un autre moyen de vous barrer de cette foutue montagne plus chaude que Cyril un soir de pleine lune ou Vorshek au bal des jeunes filles à marier ? »

- « De toute manière, on ne peut pas courir les tunnels », remarqua Al en reniflant ses pieds par curiosité. « Maître Hjotra est blessé au genou. »

- « Et je ne peux pas le soigner », ajouta Vorshek. « Il n’a pas voulu nous rendre l’argent gagné au jeu contre Al. Et surtout, nous avons un problème plus grave pour le moment. »

- « Prince ou pas », avertit Gonzague, « si tu me sors que c’est l’heure de ton masque aux algues, je te place un bourre-pif. »

- « C’est pire que ça », fit le demi-elfe d’un ton solennel. « L’un d’entre-vous a commis une effroyable faute tout à l’heure. Maître Hjotra ! On ne fait pas la liaison entre un et hérisson. Votre jeu de mots est donc invalidé, vous serez de corvée de vaisselle durant toute une semaine. Mon jugement est sévère mais juste ! Ah, comme il est ardu pour un chef de supporter le poids de ses responsabilités…Où s’en va Gonzague ? »

- « Je dirais qu’elle est partie bouder pour au moins trois heures », répondit Al à son ami étonné. « Evitons de lui parler quelques temps, tu sais comme les filles peuvent être soupe au lait par moment. »

 

            Quelques heures plus tard, son tour de garde étant achevé, Vorshek alla retrouver ses compagnons occupés à se restaurer au fond de leur tunnel obscur. Il alla s’asseoir sans un mot près de Cyril et se pencha vers lui tout en surveillant discrètement Gonzague.

 

- « Elle est toujours fâchée, vous croyez ? » demanda-t-il. 

 

            La jeune naine leva le nez de son auge, la bouche maculée du ragoût improvisé par Al.

 

- « Tu as de la moustache », lui fit poliment remarquer ce dernier, essuyant la seconde suivante un puissant taquet le renversant cul par-dessus tête.

- « Je dirais qu’elle est encore un peu tendue », répondit Cyril avec un sourire pincé.

- « Qu’est-ce qui lui arrive ? » interrogea naïvement Hjotra. « Il ne faut pas la nourrir après minuit ou quoi ? »

- « Mais qu’est-ce que vous fichez là, vous ?! » le rabroua Vorshek. « Je vous ai dit trois fois de rester là-bas à surveiller le couloir ! »

- « C’est à cause de ça que Gonzague est fâchée ? »

- « Je suis fâchée parce que les garçons sont débiles », répondit la naine d’un ton boudeur, « parce qu’il fait super chaud, qu’on est coincés dans ce tunnel naze plein de nazes, parce que personne ne m’écoute, parce que ça pue des pieds et que personne ne surveille le couloir. »

- « Bon, Cyril, vous prenez le tour de garde de Hjotra. Hjotra, posez-vous par là, la vaisselle vous attend. »

- « Mais j’ai déjà passé mon tour de guet ! » se plaignit le hobbit. « Pourquoi je dois y retourner ? »

- « Pour la plupart des raisons évoquées par Gonzague concernant les nazes et les pieds. Allez-y, je vous autorise à chanter si quelqu’un approche. »

 

            Le visage du barde s’illumina et c’est en courant que Cerise alla prendre son poste. La tension était palpable au sein du groupe accablé de chaleur et rongé par l’inactivité forcée. C’est sans doute cela, allié aux effets incontournables de la soupe de Al, qui déclencha un nouveau conflit.

 

- « Pet en soirée, nuit en paix », récita Al pour justifier ses gargouillis de mauvais augure.

- « Pet matinal, au soir change de futal », déclama à son tour Hjotra, faisant se lever d’un bond Gonzague qui s’éloigna d’eux, exaspérée.

- « Ce n’est rien », intervint Vorshek pour calmer le jeu. « C’est leur manière d’évacuer le stress. »

- « On peut partir maintenant ? » râla la guerrière. « Je n’ai pas envie d’être bloquée dans ce tunnel étroit quand ils vont évacuer ce dont ils débattent. Je vais relever Cerise. Appelez-moi quand vous aurez trouvés un moyen de nous sortir de ce trou ou quand l’un de vous sera devenu adulte ! »

- « Sois sûre d’être la dernière informée quand ça arrivera ! » lui rétorqua Al pour avoir le dernier mot. « Sa suzeraineté, sans déconner, elle a raison. Je sue comme un goret et je sais de quoi je parle, j’ai été goret ! Qu’est-ce qu’on fait pour échapper aux soldats ? »

- « Tu as raison, ça devient insupportable », admit le prince. « Ma peau est toute moite, c’est intolérable. On va devoir sacrifier un membre de l’équipe qui va faire diversion pendant qu’on se taille par le col. »

- « C’est dommage pour Cerise, mais nécessité fait loi. »

- « Mon plan ne marchera pas avec Cyril. Le seul membre de cette équipe susceptible d’attirer l’attention d’une trentaine d’hommes échauffés se doit de posséder davantage d’attributs qu’une passion irrévérencieuse pour les mâles et une docilité envers eux encore plus prononcée qu’une tapineuse à trois sous. On a besoin de Gonzague. Ecoute ça… »

 

            La jeune naine se retourna en entendant son prénom et regarda d’un air suspicieux Vorshek et Al qui s'approchaient avec des sourires engageants.

 

- « C’est quoi ces sourires niais ? Vous avez enfin entamé votre puberté ou il reste du rab de ragoût ? »

- « Gonzague, on veut que tu parlementes avec le chef des soldats en le séduisant pour négocier notre reddition. »

- « Pour me faire flécher les miches dès que je montrerai ? Jamais. Allez mourir. »

- « Toi seule peut nous tirer de ce mauvais pas. »

- « Débrouillez-vous, bande de sagouins. Et oubliez-moi. »

- « Il sera plus à même d’écouter une fille ! »

- « Je préfère lécher un mort que faire ça ! »

- « Gonzague, pour une fois, nous avons besoin de ta part de féminité ! »

- « Sérieux, barrez-vous ou je vous latte l’un après l’autre. »

- « Le chef des soldats a dit qu’il te trouvait craquante avec tes nattes tressées en couronne », déclara Vorshek d’un air détaché. « Je l’ai distinctement entendu en parler à ses gars durant la poursuite. »

 

            La naine, sceptique, fronça les sourcils sans desserrer ni la mâchoire, ni ses doigts sur le manche de sa hache, puis rougit brusquement et gloussa comme une fillette.

 

- « Il a vraiment dit ça ? Je testais juste un nouveau style avec cette coiffure, je n’étais même pas arrangée. »

- « Il avait l’air conquis pourtant », poursuivit Vorshek tandis que Al se mordait la langue pour ne pas rire. « C’est un atout considérable pour négocier. Si tu parviens à le faire succomber à ton charme, il nous laissera peut-être partir. Mais…est-ce que tu penses être capable de le charmer ? »

- « Je ne sais pas…mais c’est vrai que c’est pour sauver le groupe…J’espère qu’il est romantique et qu’il aime la chasse et les pièges à ours…C’est un timide, mais il est chef de troupe, il doit être du signe du minotaure, en parfaite harmonie avec moi qui suis du signe du golem…Je me demande comment il s’appelle. La cartomancienne a dit que le nom de l’homme de ma vie aurait entre trois et dix-huit lettres, il y a des chances que ce soit lui…Pourvu qu’il ait toutes ses dents et tous ses doigts, pas comme mon ex… »

 

            Al et Vorshek regardèrent s’éloigner la jeune naine en plein émoi qui disparut dans l’obscurité en continuant de se parler toute seule.

 

- « La vache, elle a drôlement marché ! » s’exclama Al, sidéré. « Tu crois que ça va réussir ? Elle risque de moins se pâmer quand les humains vont dégainer leurs gourdins. »

- « L’important c’est qu’elle s’approche assez près d’eux et qu’ils ne la dézinguent pas tout de suite. Mais surtout que elle ne leur rentre pas dedans à grands moulinets de hache. Le temps qu’elle comprenne qu’on l’a utilisée et que furieuse, elle dénonce notre cachette, on aura mis les voiles vers la sortie. Cette chaleur est idéale pour l’utilisation de mon sort de Mirage, on passera inaperçus dans la pénombre et pendant que les soldats fouilleront les tunnels à notre recherche, on passera peinards par le passage sans surveillance. »

- « C’est un bon plan », reconnut Al. « Par contre, entre nous, est-ce que je dois rester sur mes gardes si tu commences à trahir et sacrifier tes amis ? »

- « Tu dois faire référence au rôle de Gonzague », réfléchit le demi-elfe. « Ne t’en fais pas, je ne suis pas un orc. Ce baron est moderne, il ne maltraite pas les femmes. Enfin…les soldats ne vont pas accueillir Gonzague avec un buffet et des accolades mais ils ne lui maraveront pas les côtes à coups de bambous pendant qu’elle pend par les pieds. Dès qu’on atteint le col, je la téléporte jusqu’à nous. Tu vas voir qu’elle nous sera même reconnaissante de l’avoir sauvée. »

- « Mouais », conclut Al d’un air perplexe. « Je vais quand même faire gaffe à mes arrières moi… »

- « Va chercher les deux autres, il est temps de s’éclipser. Quel plan génial, encore une fois. Si je me croisais un jour, je tomberais amoureux de moi ! »

 

Deux heures plus tard, à l’approche du col et de la frontière.

 

- « Non mais quel plan foireux ! » rouspéta Al pour la énième fois en essuyant le sang sur son visage avec son bras valide.

- « Oui, bon ça va, on le saura ! » rétorqua sèchement Vorshek en boitant. « Je vous signale que si on n’avait pas eu mon sortilège de camouflage, on ne s’en serait pas sortis du tout ! »

- « C’est clair », s’exclama Cyril avec ironie, Hjotra assommé sur son dos. « Du coup, les soldats ont improvisés pour nous choper à la sortie en balançant tous ces cailloux. Vous avez conscience de la quantité de fard qu’il va me falloir pour cacher ce coquard ?! »

- « Tout de même », soupira Vorshek. « Je me demande bien pourquoi ces abrutis d’humains ne sont pas tombés dans le panneau ! »

- « C’est moi qui les ai renseignés », lança Gonzague, assise indemne et tout sourire sur un rocher au bord de la route à attendre ses compagnons. « Vous me prenez vraiment pour une buse à m’envoyer droit sur l’ennemi pendant que vous vous taillez comme des elfes ?! »

- « Garce ! » s’écria Al avant de ramasser un nouveau jet de pierre. « Tu nous as dénoncés alors qu’on t’avait trahie ?! Tu n’as donc pas de cœur ? On a failli se faire lapider. »

- « C’est moche de tromper les gens », marmonna Vorshek d’un air blessé.

- « On va dire qu’on est quittes ! » jubila la naine. « Rassurez-vous, même si vous êtes des mufles et des bourrins, je ne vous en veux pas. Grâce à votre couardise, pauvres machos crétins, j’ai pu rencontrer Yosh, le sergent d’armes. Et vous aviez raison, il adore mes couettes. »

- « Toi avec un humain ?! » fit Al, dégoûté. « Pfff, les filles sont vraiment des allumeuses ! »

 

Bilan de la mission :

Vorshek : Autosatisfaction -1

Al : Machisme archaïque +1

Hjotra : Esquive de projectiles -1

Cyril : Guet dans l’obscurité +1

Gonzague : Charisme capillaire +1

Expérience acquise : Lamentable