L'Autre-Monde
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Épisode 120 – Retour vers un Nouveau Départ

 

Résumé des épisodes précédents : Après une longue quête, Arzhiel a fini par retrouver et sauver son cousin capturé par un rival fort rancunier. De nouveau tous ensemble, la joyeuse compagnie des nains prend le chemin du Karak, notamment afin de célébrer le mariage de Brandir.

 

- « Vous êtes certains ? » répéta Ségodin d’un ton insistant, à peine voilé de vexation. « Personne ne veut se reposer en chevauchant ma monture ? »

- « J’ai essayé de le monter votre baudet », répondit Brandir. « Mais il est trop frêle ! J’ai failli lui briser les reins et depuis il me mord quand j’approche. »

- « Merci, mais non merci », fit Doreen en se grattant. « Il est plein de puces votre bestiau ! »

- « Moi je ne monte que les licornes », se justifia Hjotra avec aplomb.

- « Ne me regardez pas », dit Arzhiel à son tour. « Il me reste malheureusement encore trop de dignité pour traverser la vallée de mes pécores sur le dos d’une vieille rosse moisie qui sent la pisse sous le soleil. D’ailleurs en parlant de dignité, d’odeur et de monter une laide carne, vous êtes prêt pour votre mariage, Brandir ? »

- « La seule fois où j’ai été plus excité que maintenant », jubila le guerrier en trépignant, « c’était lors du concours de gobage de saucisses à la foire aux porcelets, cet été ! Quand je pense à Briga, ça me fait le même effet : j’ai les boyaux qui voltigent et les dents du fond qui baignent. »

- « Un conseil : attendez d’être officiellement marié pour sortir ce genre de confidences à votre fiancé, hein. »

- « Sur sa déclaration », poursuivit Brandir, euphorique bien que nauséeux, « elle me compare à une taupe. C’est tellement beau ! »

- « Une taupe, c’est beau ?! » s’exclama Doreen, sidérée.

- « C’est un animal noble pour les mineurs nains », expliqua Rugfid, non sans fierté.

- « Les vers de terre aussi mais je n’aimerais pas pour autant être comparé à un lombric, » remarqua Arzhiel. « Ceci dit, je présume que ce ne doit pas être la pire comparaison qu’on vous ait faite. Pendant que j’y pense, vous avez accepté alors pour l’histoire du bain ? Parce que là, ça va encore, la proximité de la bourrique pourrie de Ségodin aide au camouflage, mais quand vous serez seul avec votre copine, elle va vite se rendre compte que ce n’est pas sa dernière paire de bottes en cuir qui daube aussi horriblement. »

- « Non, seigneur ! » se renfrogna le berserker. « Je déteste les bains, vous le savez bien. L’eau, ce n’est pas mon élément ! »

- « Et moi, je ne supporte pas les elfes et tous les matins, c’est la tronche bouffie par le sommeil de l’une d’entre eux que les dieux me forcent à voir au réveil. En plus, je ne suis pas sûr que Svorn mène la cérémonie de mariage jusqu’au bout dans son temple étroit vu comment vous refoulez méchant. Vous vous souvenez le cabot du fermier, l’autre jour ? Celui qui dormait dans une flaque de boue, la patte gangrenée et la langue mauve ? En toute franchise, vous reniflez le mort encore plus que lui ! »

- « J’ai connaissance d’une croustillante anecdote à ce sujet ! » lança Ségodin au grand dam des autres. « J’aimais à la narrer à mes enfants lorsqu’ils refusaient de prendre leur bain. »

- « Vous n’avez pas d’enfants ! » cria Hjotra sur le ton exaspéré de la même phrase rabachée en vain depuis des jours.

- « Il s’agit d’un conte », l’ignora le chevalier. « Une fée magnifique, aux longs cheveux blonds, à la taille élancée et aux superbes oreilles pointues… »

- « S’il nous sort qu’elle s’appelle Elenwë », marmonna Arzhiel, « je jure que je le fous dans le fossé ! »

- « Cette jeune et jolie fée était blessée à la cheville et désirait traverser un cours d’eau. Elle demanda de l’aide à un voyageur fort crasseux qui croisa sa route. L’homme refusa vivement, craignant que le poids de la fée sur son dos ne le précipite dans l’eau, jurant et pestant car il détestait les bains. La fée, en colère, le changea alors en galet qu’elle jeta au milieu du torrent, là où le courant était le plus fort. Le voyageur grossier fut ainsi puni, condamné pour l’éternité à être lessivé par le cours d’eau à chaque seconde, sans répit. »

- « Jolie histoire », concéda Arzhiel. « À part le côté psychopathe obsédé avec Elenwë. Alors Brandir ? Cette fable ne vous fait-elle pas réfléchir ? Qu’en pensez-vous ? »

- « En parlant de torrent », répondit le fiancé en haussant les épaules, « je vais pisser un fleuve, je reviens. »

- « Si vous voulez un avis féminin », poursuivit Doreen quand Brandir se fut soulagé, « même les femmes les moins tatillonnes sur l’hygiène sont plutôt incommodées quand leur bien-aimé attire les mouches lorsqu’il lève un bras. Et vous, mon ami, vous sentez un mélange de vinaigre blanc et de lange de bébé usagé, de loin. »

- « Et de près ? »

- « De près ? Le cadavre », répondit la jeune fille avec le plus grand sérieux.

- « Alors c’est pour ça que le nécromancien voulait m’acheter la dernière fois ?! » s’exclama le guerrier. « Heureusement que vous l’avez envoyé paître, seigneur ! »

- « Je n’ai pas hésité un instant ! » lança Arzhiel. « Il n’avait pas les fonds de toute manière comme on a pu le constater dans sa bourse une fois qu’on l’a rousté. »

- « Ça m’ennuie ce que vous me dites. Je ne voudrais pas faire capoter mon mariage, enfin, pas tout de suite. Je crois que je vais peut-être songer à réfléchir à l’éventualité de me passer un filet d’eau très fin sur le visage pour commencer et… »

 

            Arzhiel profita de la réflexion de son comparse pour l’éjecter par-dessus le parapet du pont qu’ils traversaient et le précipiter au fond du ruisseau. Appuyé sur le rebord avec les autres, occupé à regarder le guerrier se débattre affolé dans vingt centimètres d’eau, le seigneur de guerre afficha un sourire satisfait : Brandir avait emmené son nouveau chien dans sa chute.

            La fière troupe parvint finalement au Karak quelques heures plus tard, accueillie par une foule de nains venue acclamer leurs héros. Brandir, encore un peu humide, se raidit à la vue d’une bande de jeunes filles s’approchant vers lui. Discrètement, il se pencha vers son chef.

 

- « Vous qui l’avez vue dans le futur, c’est laquelle ma fiancée ? »

- « Celle de droite…Votre autre droite ! »

- « Briga ! » appela Brandir avec émotion en enlaçant sa promise. « Je n’ai pas cessé de penser à vous et votre visage flottait dans mes rêveries incessantes. »

- « On a bûché trois jours pour réussir à lui faire apprendre ça », expliqua Arzhiel à Doreen. « Ça va vraiment être un beau mariage… »

- « Arzhiel ! » cria Elenwë d’une voix autoritaire, bien moins émue que celle de Briga. « Je vous invite à faire un discours. J’ai réuni toute la plèbe à votre demande, mais personne ne sait pourquoi il doit applaudir votre retour. »

- « Vous plaisantez ?! Vous croyez qu’on est là pour vendre des crêpes ? On a sauvé le Karak ! Avec le trésor de la viverne, on a pu éponger nos dettes et on va pouvoir relancer nos finances. »

- « Les dettes ? Mais c’est de l’histoire ancienne ! »

- « Juste après votre départ », expliqua Garfyon en approchant, « on a trouvé un nouveau filon d’or dans la montagne. Il ne nous a fallu qu’une semaine pour effacer les dettes de la guilde des marchands. Dame Elenwë ne vous a pas mise au courant ? »

- « Parce que vous étiez partis en quête de richesses ? » fit l’elfe avec surprise. « Je pensais qu’il s’agissait d’une autre de vos petites virées entre potes. »

- « QUOI ?! » s’étrangla Arzhiel. « Mais on a traversé la moitié du pays pour courser la pire racaille comme chasseurs de primes ! On a risqué nos peaux tous les jours en mangeant des racines pour économiser la moindre pièce ! Vous vous foutez de moi tous les deux ?! On aurait fait tout ça pour rien ?! »

- « Pas pour rien, cousin », intervint Rugfid. « Vous êtes quand même parvenu à me ramener en vie et à retrouver Ségodin ! Et je ne parle pas de votre amie humaine, celle qui vous a trahie et vendue. »

 

            Arzhiel baissa la tête, ravagé par l’énoncé de ses « exploits ».

 

- « Vous avez aussi trouvé un chien pour Brandir », rappela Hjotra.

- « Ah oui, c’est vrai ! » fit le seigneur de guerre en se tournant vers Garfyon. « Il s’appelle Gudrid. On a un Karak en commun, mais bizarrement, on ne m’a jamais parlé de lui. Hein Garfyon ? On reparlera de tout ça. D’abord, je dois démembrer Doreen. Si elle savait que la guilde m’a fait casquer deux fois pour les dettes, je la marie de force à Svorn ! Où est-elle ? »

 

            Le nain se retourna, mais l’humaine avait disparu, ainsi que Ségodin. Furieux, Arzhiel se précipita à leur recherche et les trouva bientôt dans une caverne proche, ensemble, nus et emmêlés dans une position improbable dont la vision évanescente hanta les cauchemars des nains présents jusqu’à la fin de leur vie.

 

- « Désolée de vous briser le cœur, Bijou », ricana la jeune fille en se cachant sous des fourrures. « Il est si mignon avec son air de doux-dingue ! Vous direz à Svorn que j’ai trouvé chausse à mon pied. »

- « Elle devait épouser Svorn ? » demanda Elenwë.

- « Et vous, Ségodin ? » pesta Arzhiel. « Vous n’étiez pas barje de ma femme ?! »

- « De l’épouse d’un chef de guerre et d’un grand ami ? » s’offusqua le chevalier. « Sur mon honneur de paladin et d’homme, ô grand jamais ! »

 

            Arzhiel, se sentant bouillir, chargea les deux humains, l’écume aux lèvres. Doreen n’eut qu’à soulever un pan de leurs fourrures et dévoiler un bout de leur nudité pour mettre en fuite le nain coléreux qui  battit en retraite à grandes enjambées sous le regard blasé d’Elenwë.

 

- « Je vois que vous me le ramenez encore en forme », soupira-t-elle, lasse.

 

Quelques jours plus tard, peu de temps avant la cérémonie de mariage

 

            Arzhiel poussa la lourde porte renforcée qui menait aux geôles et pénétra dans une vaste grotte insalubre, humide et froide, une torche à la main. Un à un, il examina les prisonniers enfermés là, retenus à la paroi par d’épais fers et de pesantes chaînes suspendues. Il trouva Garfyon, après le voleur de poulets du marché et un trafiquant de sous-vêtements elfe.

 

- « Monseigneur, je me repens, libérez-moi ! » supplia Garfyon. « Je sais que je n’aurais pas du vous cacher l’existence de Gudrid, mais c’était pour le bien de la communauté ! Je vous ai toujours servi loyalement ! J’ai même gardé votre Karak et votre trône en votre absence !...Pourquoi ne dites-vous rien ? »

- « J’attends au cas où vous me feriez d’autres confidences. Des fois, ça marche. Je vous libère, mon vieux. J’ai converti votre peine en heures de toilettages hebdomadaires de Gudrid. Il ne devrait pas vous mordre, vous, entre vieux amis. »

- « Vous me libérez aussi, Bijou ? » fit la voix apitoyante de Doreen, plus loin.

- « Oui, vous aussi. Ségodin n’arrête pas de pleurer pire qu’un chiard en disant que leur mère manque à ses marmots…Je crois que vous serez bien assez punie si vous restez avec lui. »

- « Vous êtes un amour ! » le remercia la jeune fille.

- « Euh les insultes, c’est un mois de plus aux oubliettes alors on se détend, ma grande. »

- « Je voulais quand même vous dire que j’étais désolée à cause de la guilde. Je n’étais pas au courant, je le promets ! »

- « C’est sans importance à présent », répondit le nain avec un sourire acéré. « J’ai réglé la question de la guilde. Définitivement. »

- « Vous les avez forcés à vous rembourser ? »

- « Oui, aussi. On sous-estime beaucoup trop l’impact d’un réveil par trois golems d’acier plantés autour de votre pieu. Ça rend bien plus docile. »

- « Vous les avez violentés ?! »

- « Pire. J’ai profité du trésor de la viverne pour racheter chaque échoppe de chaque membre de la guilde. À présent, ils bossent tous pour mois. Je crois que le Karak est à l’abri des soucis financiers pour quelques temps. Allez, filez ! Préparez-vous, la cérémonie va débuter. Brandir est irrésistible dans sa tenue de marié avec veston à pompons et culotte bouffante. Un de ses compagnons de caserne lui a dit qu’il le trouvait coquet dans cette tenue. C’était stupide de dire ça à un berserker. L’autre respirera grâce à un roseau dans la narine jusqu’à la fin de sa vie. »

 

            Doreen quitta la geôle en suivant Garfyon tandis qu’Arzhiel effectuait encore un tour à la recherche d’éventuels invités de dernière minute. Il ne fut guère étonné de tomber sur Rugfid, endormi saoul dans un coin, arrêté durant la nuit pour exhibitionnisme et voie de faits sur miliciens à l’occasion de l’inauguration de sa nouvelle taverne. Un seau d’eau croupie réveilla le nain qui rampa jusqu’à la sortie, remerciant son cousin en pleurant dans ses bras durant une bonne dizaine de minutes.

 

- « Heureusement que le seul public de ce grand moment de honte familiale est condamné à la potence par Svorn et ne verra pas la semaine prochaine. »

- « La potence, c’est quand on mange, non ? » dit une voix familière dans l’obscurité. « Svorn nous invite à manger chez lui ? Dites-lui que je refuse, sa cuisine est dégueu. »

- « Vous confondez avec pitance », répondit Arzhiel en découvrant, guère étonné, Hjotra suspendu par les pieds à ses chaînes. « Je vais regretter ma question, mais qu’est-ce que vous glandez ici, vous ?! »

- « C’est Svorn. C’est un menteur invertébré ! »

- « Invétéré… »

- « Il m’a fait gober que le mariage aurait lieu ici et a proposé de m’accompagner. J’étais peinard en train de balayer mon atelier donc logique, je l’ai tabassé direct avec le balai comme vous m’avez conseillé de le faire s’il venait me parler. Il a menacé de mettre un de mes lapereaux sous son aisselle si je n’arrêtais pas pour l’écouter. J’ai cédé et en plus je l’ai cru. En fait, c’était rien qu’un mensonge ! »

- « Une ruse des plus subtiles en effet… » 

- « Il m’a attaché ici et j’ai essayé de me libérer en houspillant fort sur mes chaînes. J’ai houspillé ! J’ai houspillé ! Sans résultat. »

- « Vous ne savez pas du tout ce que veut dire houspiller, c’est ça ? »

- « Du tout. Mais j’ai beaucoup essayé. Vous pensez que c’est pour ça que les chaînes n’ont pas cédées ? »

- « Je ne vois pas d’autres explications », concéda Arzhiel en délivrant son ingénieur. « Vous savez pourquoi Svorn a fait ça ? Hormis le fait qu’il vous déteste encore plus que moi ? »

- « Il a entendu l’histoire de Gudrid qui avait enlevé Rugfid pour vous atteindre. Il veut faire pareil, du chantage auprès de mes sœurs pour obtenir leurs faveurs. »

- « Je vois. Ce vieux singe décrépi ne touchera pas un seul poil de mes maîtress…euh, de vos sœurs ! Suivez-moi. On va faire un détour par le laboratoire d’Elenwë braquer deux ou trois potions de métamorphose. On en fait boire une à Svorn pour qu’il se transforme en clone de Doreen et on l’enferme dans une chambre avec Ségodin. Croyez-moi, un humain frustré qui s’est enfin trouvé une copine consentante, c’est bien plus intenable qu’un berserker déjanté et ivre à la pleine lune. »

 

            Hjotra ricana en couinant et trottina à la suite de son chef dans les escaliers. À l’extérieur, la cérémonie de mariage de Brandir et Briga était sur le point de commencer. Arzhiel ralentit le pas pour observer les futurs mariés au loin, entourés par une foule de nains en habits de fêtes éméchés mais encore assez lucides pour profiter pleinement de ce moment de liesse.

 

- « À quoi vous pensez ? » l’interrogea Hjotra, observant le ciel dans la direction opposée, cherchant à comprendre ce que son chef regardait.

- « Je me disais que ça allait être une belle journée, grandiose et mémorable pour le Karak. Rétrospectivement, c’est aussi un peu grâce à nous, Brandir, vous, Garfyon, Ségodin, Doreen, Rugfid, moi et même Svorn et Elenwë. Paradoxalement, même si je sais que je vais apprécier ce jour à sa juste valeur et que ma place est ici, je me languis déjà de partir de nouveau à l’aventure. Pas vous ? »

- « Rétrospectiquoi ?! » lâcha l’ingénieur avec peine, comme s’il recrachait ce mot indigeste avec douleur et écoeurement.

- « Une petite quête dans la vallée ou une incursion chez les orques de la vallée voisine, ça ne vous tente pas ? Après le mariage et une période décente d’hibernation de quelques humbles mois, j’entends. Hein ? »

- « Vous m’invitez à une aventure ?! Je croyais que j’étais un boulet ? »

- « Nul ne peut le nier, en effet. J’inviterai aussi Brandir et Rugfid pour faire bonne mesure si vous voulez. Et Ségodin et Svorn puisqu’ils seront devenus très proches. »

- « Vous n’avez pas peur qu’on fasse n’importe quoi et qu’on fiche tout par terre ? »

- « Ah, c’est clair que ça ne va pas être joli-joli la troupe des cerveaux en rade réunie au grand complet, mais c’est ce qui fait le sel de la chose ! »

- « D’accord, seigneur. Vous êtes chic, seigneur. Je peux vous embrasser, seigneur ? »

- « Uniquement si vous voulez manger votre barbe. Et non, il n’y a aucun rapport avec le sel. Ah ! Je vous ai eu ! Vous ne l’aviez pas vu celle-là de blague vaseuse ! Je vous ai séché ! »

- « Vous apprenez si vite », acquiesça Hjotra, ému et fier tandis que les deux nains repartaient préparer leur mauvais tour et qu’au loin, Svorn faisait exploser quelques runes lumineuses en guise de feux d’artifice, déclenchant un début d’émeute pour la plus grande joie de Brandir.

 

- « Dites, seigneur ? Vous m’apprendrez ce que veut dire houspiller ? »

- « Naturellement. Une fois, deux fois, trois fois, dix fois, cent fois. Et vous ne saurez toujours pas. Et ça va m’énerver, je vais crier, vous taper et à la fin, ce sera moi qui mangerai ma barbe…Bon sang, il me tarde déjà d’y être ! »